The Musical Wheel

wheelisa

musique Sean O’Hagan des High Llamas

PROGRAMMATION Dominic Murcott, avec Greg Bertrand
CORDES Brian Wright, Sally Herbert, Jackie Norrie, Marcus Holdaway
VOIX Winnie Asmah, Tania Degale, Sylvia Arthur
CORDES, MARIMBA Dominic Murcott
INGENIERIE Sean O’Hagan, Dominic Murcott
ENREGISTREMENT Sean O’Hagan, Dominic Murcott

visuels Jean Pierre Muller

ASSISTANT Khalifa Faye
CONSTRUCTION Laurent Becue, Gilles van Thienen

THE MUSICAL WHEEL / Londres-Bruxelles / 2004-2007


The Musical Wheel est un triptyque circulaire qui réinvente l’histoire de la roue, suivant son parcours du Sud au Nord des Etats-Unis, jusqu’à Detroit1 , patrie spirituelle à la fois de l’industrie automobile et de Motown2 .

Pour O’Hagan et Muller le fait que le développement de cette industrie lourde se soit vu accompagné par une musique toute de douceur et d’harmonie touche au paradoxe de la séduction de la pop, faite d’un alliage de sérieux et de légèreté.

Les racines de la pop blanche dans la soul noire américaine sont ici symbolisées dans le voyage du sud au nord, de Louisiana et de Memphis, en passant par les champs du Kentucky, jusqu’aux usines de Detroit et de Chicago.

la remontée vers le nord à travers les champs du kentucky

La remontée vers le nord à travers les champs du Kentucky

scène de l'exode sud-nord

Scène de l'exode sud-nord

En 1896, Henry Ford construit à Detroit sa première fabrique automobile

En 1896, Henry Ford construit à Detroit sa première fabrique automobile

berry gordy le fondateur de motown

En janvier 1959, Berry Gordy, ouvrier à la Motor City, fonde Motown

diana ross (the supremes, motown)

Diana Ross (the Supremes, Motown)

usines à detroit

Usines à Detroit

les usines general motors à detroit

Les usines General Motors à Detroit

dans l'usine

Dans l

Revisités par un musicien mi-britannique, mi- irlandais et un artiste visuel belge, avec les voix de Tania Degale, Winnie Asmash et de Sylvia Arthur, trois chanteurs R’n’B et Gospel du quartier de O’Hagan, Peckham, à Londres, ces lieux rapprochés de façon délibérément incongrue deviennent mythiques.

Au coeur de la Musical Painting est logé un ordinateur Apple I-Book contenant la partition musicale et manipulée par Max/MSP.

L’ordinateur est connecté aux panneaux en bois peints de l’œuvre via un interface USB Teleo qui permet à des signaux analogues d’êtres captés et contrôlés depuis Max/MSP. La sortie audio du laptop est connectée à une paire de moniteurs actifs Genelec intégrés à la construction.

La composition d’une durée de 25 minutes est diffusée en boucle et divisée en 8 (ou 16 ou plus suivant les œuvres) pistes stéréo qui peuvent être activées ou désactivées individuellement, permettant une infinité de mixes différents. Quand un spectateur pousse un des panneaux mobiles de la Musical Painting, il active ou désactive ainsi la piste correspondant à ce panneau, le Teleo contrôlant un LED sur le panneau qui indique son statut (actif ou inactif).

Dans le cas de la Musical Wheel, il y a au centre du panneau central une roue que l’on peut tourner et qui envoie une information continue au Max/MSP et déclenche un choix aléatoire d’effets, par exemple un changement de vitesse de la composition.

Quand l’œuvre n’a pas été touchée par un spectateur pendant plus d’une minute, un sous-patch produit des grésillements aléatoires tout en contrôlant simultanément la lumière émanant d’un autre endroit de la Musical Wheel, créant l’illusion d’un tube néon récalcitrant. Dès qu’un spectateur retouche un des panneaux actifs, la composition reprend à l’endroit et en l’état du mix où elle était auparavant.

mw-rearviewA l’arrière de la Musical Painting l’écran du laptop est visible et montre une représentation virtuelle de la Musical Wheel, qui change également quand des spectateurs touchent les panneaux à l’avant. La grande flexibilité de Max/MSP signifie que l’interactivité de l’œuvre peut être adaptée à chaque situation, et une série de programmations peuvent être intégrées, le type d’audience ou de lieu où l’œuvre est exposée déterminant le choix de l’une d’entre elles. Cela signifie également que la pièce peut continuer à évoluer sans transformer son aspect physique.



  1. Wikipedia sur Detroit:

    En 1896, Henry Ford y construit sa première fabrique automobile dans un atelier situé sur Mack Avenue. En 1904, il fonde la Ford Motor Company. Ford, ainsi que d’autres pionniers de l’automobile comme William Crapo Durant, les frères Dodge, Packard, et Walter Chrysler contribuent au statut de capitale mondiale de l’automobile attribué à Détroit.

    Entre 1900 et 1930, la ville se développe énormément, sa population augmente de 265 000 à plus de 1,5 million habitants. La croissance explosive de la cité ne se fait pas sans sacrifices. L’air et l’eau de la région sont pollués, et les rives du lac sont outrancièrement industrialisés et interdits aux résidents. Les taudis se sont développés dans plusieurs quartiers, en particulier la partie est, de plus en plus peuplée par les Afro-Américains, dès 1920. La tension raciale entre les résidents noirs et blancs mène à des émeutes, en 1943.

    Tandis que la population blanche de la ville diminue après 1950, sa population noire continue à se développer. Les noirs pauvres du Sud ont émigré en ville. Le 23 juillet 1967, des émeutes éclatèrent dans la partie est de la ville. Ce sont les émeutes les plus sanglantes et les plus destructrices de l’histoire des États-Unis, avec 43 morts, 467 blessés et plus de 2 000 bâtiments détruits. []

  2. “Motown (ou Motown Records) est une compagnie de disques américaine qui fait partie de Universal Music Group. La Motown a été créée en janvier 1959 par Berry Gordy à Detroit dans le Michigan. Le nom Motown est la contraction de Motor Town (« la ville du moteur »), le surnom de Detroit qui était alors la capitale de la production automobile.” (La suite sur le site de Wikipedia.)

    Motown est l’histoire d’un homme, Berry Gordy, ouvrier à la Motor City qui, armé de son ambition, fait de la musique afro-américaine un phénomène de société dans l’Amérique de la fin des années 50.
    Avec lui, la musique noire sort de son cadre communautariste, pour s’imposer dans les foyers américains.” (Motown, hier et aujourd’hui sur We go funk) []